Dernière présentation des projets sur le site de Rio :
Le mur épais: recycler, habiter, apprendre dans une dimension minimum
Pour répondre en amont à un problème de propreté générale, nous proposons des micro-structures de 1m 50 d’épaisseur liées au recyclage des déchets. Reparties par quartiers d’une trentaine d’habitations ces dispositifs redonnent de l’autonomie puisque les habitants ne sont plus tributaires des camions de ramassage d’ordures ni des grosses usines de recyclage.
Ces micro-bâtiments intègrent un logement , un lieu de collecte, un petit atelier où l’on y dispense les savoirs nécessaires à la revalorisation des déchets et un local de communication qui expose le déchet transformé .
Au fur et à mesure les éléments de la petite chaîne s’ouvrent sur la rue : le bâtiment est fédérateur de savoirs et génére une nouvelle animation de l’espace urbain.
Solvën BISCEGLIA – Amélie PONCETY
MICRO-INTERVENTIONS SUR LES ZONES FRANCHES
« A Rio les riches et les pauvres n’habitent pas ensemble. S’il y a bien un endroit où les pauvres et les riches s’entendent bien, c’est sur la plage. A Copa Cabana tout le monde se réunit ! »
Une des problématiques majeures des favelas à Rio est la barrière économique qui existe entre les favelas, identifiées comme « ville des pauvres », bidonvilles, ville informelle.
Avec le temps ces favelas deviennent « un type de la ville contemporaine ». Le défi est comment créer un espace d’entente entre ces favelas (situées autour de Manghinos) : retrouver, montrer, et rendre exploitable les espaces aujourd’hui abandonnés, pollués, identifiés comme zones franches.
Le canal Faria-timbà traverse les favelas, crée aujourd’hui une barrière, un endroit pollué par les égoûts des usines autour, les déjections des habitants des favelas. Pourtant ces abords ont un énorme potentiel pour faire des espaces verts, des potagers ( bananier, espace agréable pour se réunir, espace d’entente ).
La gestion territoriale se fait en donnant gratuitement les parcelles des abords du canal à chaque habitant de la favela pour en exploiter le potentiel et leur donner ainsi des responsabilités : le terrain leur appartient désormais.
La revalorisation des zones franches se fait de prime abord par la création d’une ’’double façade’’. Cette épaisseur en façade est une ossature, à l’image des échafaudages : elle peut servir de support à l’implantation de potagers verticaux, de micro-équipements comme la récupération de l’eau de pluie ou le filtrage des eaux usées. D’autre part, elle peut servir de support à l’extension de l’habitat.
Dans chacun des cas, l’appropriation, par les habitants de la favela, de ces espaces en façade crée une composition personnelle, en fonction de leur quotidien et de leurs habitudes.
Vera Mulyani – Ludovic Malbet – Elodie Villadie
Micro-équipements Macro-effets
La multitude des singuliers est la cohésion de l’ensemble. Chaque habitation est autonomisée, pour éviter l’autarcie, la création d’un réseau vertical privé et extérieur redistribue l’énergie et l’eau vers l’espace privé ainsi que l’espace public.
Par prospection que devient l’urbain ? à venir…
Christelle HOPFNER - François MACHADO - Cynthia SCHELCHER
Projet de désenclavement de la favela
On procède par étapes : 1/ On détermine la forme et les fonctions du pont en donnant un volume à l’enveloppe grillagée.
2/On remplit l’enveloppe grillagée de matériaux plastiques récupérés sur le site afin de faire un ensemble compacte et que le pont soit praticable.
3/ On assemble cette peau à une structure qui permet de créer un ensemble rigide.
4/ La forme de la grille sera légèrement modifiée par le passage des personnes qui traversent le pont, ce qui lui donne un assez évolutif.
5/Le pont peut être recouvert d’un tissus chargé en graines afin de le végétalisé.
Marc Lechelier
Toit vert
Installation de toits verts sur les toits existants.
Les toits existants sont en fait soit des toits … en attente, soit des planchers en béton en attente d’un étage supplémentaire. Leur structure est assez solide pour accueillir un étage supplémentaire puisque c’est caractéristique de la formation de la favela, ils le sont donc assez pour accueillir un isolant, des couches de substrats même saturés d’eau, les végétaux eux-mêmes et le poids des utilisateurs de ces toits verts.
Ces toits devraient donc être accessibles aux habitants, ce qui prévoit donc la mise en place de gardes-corps et d’un accès par escalier ou par échelle.
L’aspect de ces toits sera donc modulable, personnalisable pour chaque habitation, mais il devra surtout être utilisable offrant ainsi un atout directement et immédiatement perceptible pour la population, un espace utile supplémentaire: plantations, espace pour sécher le linge, se réunir, cuisiner …
Anaelle Liberman - Marie Forte
MICRO INTERVENTIONS
Le Jardin vertical/protection thermique.
A l’aide de palette, nous envisageons d’élever un mur qui serait plaqué à la façade la plus ensoleillée de l’habitation. Il serait alors possible d’y fixer des pots pour permettre la plantation de plantes grimpantes (type tomate par exemple). Le feuillage de ces végétaux fait alors écran au soleil et la température de l’air circulant dans le vide entre la façade et les plantes baisse de quelques degrés. Cela permet de diminuer l’impact thermique sur l’habitat, et de subvenir au besoin en denrée de base.
Marc Antoine Andrieu - Gaspard Destre
SURTOITURE
L’étude s’est porté sur la mise en place évolutive de cette « sur-toiture réseau » tout en laissant le choix aux habitants. La structure s’établit sur le rebord des habitations et se développe en un système triangulé à la fois au dessus des toitures réapproriées par les habitants mais aussi au dessus de la voirie ombragée et rafraîchie.
Julien Rogé - Jacques Lacombe
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© Cité des sciences et de l'industrie - 2004
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